Une chose fut dure dans ma vie, cette chose fut certainement une des plus grosses épreuves que j’ai pu rencontrer, et m’a malheureusement poursuivi pendant plusieurs années. Cette chose, c’est quelque chose qu’énormément de monde subit, cette chose, c’est le mal-être, la difficulté à s’accepter telle que l’on est, à accepter sa différence. Cette différence peut subvenir de bien des façons : surpoids, couleur de peau, religion, sexualité, handicap. On y est, c’est sur ce point que va se baser tout mon article, la difficulté à accepter le fait que l’on soit handicapé.

Comme je l’ai dit en début d’article, m’accepter fut quelque chose de très difficile, une grande épreuve, une quête de tous les jours (je vous rassure, c’est maintenant chose faite, j’expliquerai comment et pourquoi en fin d’article).

Cette lourde tâche me pesait, restait sur mes épaules comme un poids que tu ne peux te retirer, tu es juste bon à vivre avec et à feindre le bonheur même pendant les périodes de creux. Mais, vous pouvez vous questionner, qu’est-ce qui est si dur à accepter ?

La chose à accepter est que l’on est différent, et être différent n’a jamais été quelque chose de bien dans notre monde actuel, être différent, c’est être regardé, c’est être observé, dévisagé, parfois même moqué. Alors on fait tout pour se cacher, se masquer, on tente d’ignorer, mais au fond c’est quelque chose qui laisse des traces, c’est quelque chose qui vous pèse sur la conscience. Alors, comment faire pour continuer à vivre comme ça ? Certaines personnes se réfugient, certaines personnes n’en peuvent plus et se suicident, les cas extrêmes arrivent malheureusement. Et d’autres personnes se battent, et j’ai un énorme respect pour ces gens qui se battent, c’est d’eux que l’on doit tirer des leçons, et c’est cette force que j’aurais aimé avoir.

Pour ma part, j’ai très longtemps fait partie des gens qui se cachaient, qui masquent leurs différences par différents moyens. Mon moyen à moi était très simple, vu que mes problèmes physiques sont visibles uniquement au niveau du bras, de la main et de la jambe, je me contentais de porter toujours des pulls à manches longues, des pantalons marquants et d’avoir ma main dans la poche (habitude que je conserve, mais uniquement pour des raisons pratiques.) Je préférais me priver d’une activité plutôt que de devoir demander de l’aide à quelqu’un et lui avouer mon problème. Je me limitais, je me bloquais par ce handicap.

Et puis un jour, j’ai décidé d’en finir, et tout a changé, je ne vais pas dire que ma vie a totalement changé, mais ça a quand même fait bouger beaucoup de choses. Il y a un moment dans ma vie où énormément de changements se sont faits sur peu de temps. J’ai changé d’école, j’ai radicalement changé de cercles d’amis, d’endroit où je sortais, une nouvelle ville s’est ouverte à moi, et j’ai rencontré des personnes géniales. J’ai rencontré un dénommé Thibault, un mec sympa, son truc à lui, c’est les jambes de bois. Il n’était pas complexé par celle-ci, alors que celle-ci se voyait beaucoup plus, alors pour quoi ne pas en tirer des leçons ? Et puis j’ai rencontré Chloë. Chloë, c’est mon amoureuse, ma petite amie, mon petit ange, je tire beaucoup de choses d’elle.

Après tout, si elle parvient à m’aimer malgré ma différence, pourquoi diable est-ce que moi je ne pourrais pas m’aimer ? Après tout, ce n’est qu’un détail, et qui peut bien se soucier de ce que les autres pensent de soi, ce sont pour la plupart des gens que je ne reverrai jamais, et pour ceux que je reverrai, et bien, tant pis. Ils ont certainement beaucoup plus de mal à vivre avec leur connerie que moi avec mon handicap.

Suite à cette prise de conscience et à toute cette aide de toute part, j’ai pu changer, et je tente toujours de changer des choses dans ma vie et de continuer à m’épanouir dans celle-ci, de faire tout ce qu’il me plait même si mon handicap peut en gêner certaines. Qui ne tente rien n’a rien comme on dit ! Vous pourrez de toute manière suivre sur ce blog les prochaines étapes de mon évolution :)c’est tout, pour le moment.

PS : Après lecture de cet article, on pourrait se dire que je n’ai pas eu de soutien de la part de ma famille, de mes parents. Ceci est bien entendu totalement faux, j’en ai eu, plus que je n’aurais pu en demander. Cependant, on ne peut comparer le soutien d’une famille à l’amour d’une femme ni à la présence d’amis proches, ce ne sont pas les mêmes sentiments, le même ressenti.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *